Dernière mise à jour de la page le mercredi 29 avril
Mesdames et Messieurs les copropriétaires, outre plusieurs problèmes de vétusté de notre copropriété que nous subissons, nous avons également à subir une inertie administrative dans la gestion de la résidence qui n'est plus illogique elle est stupide.
En premier lieu, et très concrètement, deux décisions urgentes qui auraient dû être prises au plus tôt, et que personne ne peut désapprouver, n'ont pas pu être prise non pas car on ne le voulait pas mais uniquement car administrativement on ne le pouvait pas.
Nous devons voter le DPE de la copropriété, qui est une obligation légale, et un plan pluriannuel de travaux. Nous sommes passibles de sanctions car nous n'en disposons pas, et nous ne pouvons pas le faire car il faut un vote de l'AGO même quand c’est obligatoire !
Fin janvier, lors d'une intervention pour rechercher une infiltration d'eau dans un appartement le couvreur a constaté que l'étanchéité de la terrasse n'en était plus une. Constat confirmé au moment d'une seconde intervention mi-avril pour le remplacement des canalisations par un autre couvreur. En toute logique on aurait dû provoquer une étude pour connaitre l'état de notre isolation avant la prochaine AGO début juin, mais on doit aussi attendre un vote en AGO.
Dans ce second cas ce n'est pas la réglementation qui nous en a empêché mais l'incapacité du Conseil syndical à engager une dépense au delà de ses attributions. Conséquence, on sera ignorant durant la prochaine AGO, on votera l'étude car évidemment on ne pourra pas faire autrement, la dernière rénovation des terrasses remonte à plus de vingt ans, et selon les conclusions que l'on recevra on pourrait devoir convoquer une AGE alors que l'on aurait pu prendre cette décision au moment de l’AGO si on avait été informé. Une perte de temps et d'argent plus les contraintes liées à l'organisation d'une AG.
En dehors de c'est deux situations il en existe une autre qui est latente. C'est notre relation avec nos prestataires de service et en premier lieu Foncia. Actuellement, grâce à notre gestionnaire de copropriété, nos relations sont apaisées. Mais cela n'est pas du fait de Foncia mais d'une seule personne. Personnellement je ne vais pas oublier mes entretiens avec leur service facturation en février 2025 lorsque on m'a pris pour un imbécile ou un menteur. Quatre mois pour payer une facture, trois relances, et un électricien qui nous lache au moment où il allait remplacer nos interphones. De plus, la rigidité comptable est parfois lourde à supporter.
Si un jour on voulait changer de syndic, ou d'autres actions dans d'autres domaines, on devrait passer par une AG et diverses procédures qui de fait risque de nous en empêcher car nous serions hors délais.
En février j'avais proposé au Conseil syndical la création d'une association de copropriétaires, qui par sa personnalité morale aurait pu agir plus rapidement dans ces domaines, et on aurait dû vous en soumettre les statuts à l'AGO.
La délégation de pouvoir qu’on vous propose, en lieu et place, est plus simple à réaliser pour nos besoins car elle transforme le Conseil syndical en organe quasi-opérationnel, ce qui améliore nettement l’efficacité de la gestion de la copropriété… à condition d’avoir un cadre strict et une vraie discipline collective ce qui est notre réalité depuis des années.
Enfin, dans la même résolution, le Conseil syndical souhaite adhérer à l'Association des Responsales de Copropriété dont vous en avez les motivations et la présentation dans cette page.
Résolution proposée à l'AGO du mois de juin
Afin de pouvoir exercer au mieux ses missions, le Conseil syndical souhaiterait disposer d’une délégation de pouvoir contrôlée afin d’élargir ses compétences et attributions pour :
Adhérer à l'Association des Responsales de Copropriété.
Réaliser des engagements de dépense inférieurs à 1 000 euros.
Réaliser tous travaux ou prestations de service inférieurs à 5 000 euros.
Organiser des Réunions d'information en vidéoconférence, avec ou sans vote, avec convocation des copropriétaires par courriel et/ou messagerie avec un délais réduit de 14 jours calendaires.
Proposer, organiser et accompagner la révocation de tout contrat de prestation de service : Assurances + Contrat d’entretien et/ou de maintenance + Syndic.
Cette délégation est demandée pour une durée de deux ans à compter de la présente AGO, renouvelable par décision de chaque future AGO après que le Conseil syndical ait rendu compte de l’usage de sa délégation. Conformément à l’article 21-1 de la loi du 10 juillet 1965. Version en vigueur depuis le 1er juin 2020.
Sans préjudice des dispositions du a de l'article 25, lorsque le Conseil syndical est composé d'au moins trois membres, l'Assemblée Générale peut, par décision prise à la majorité des voix de tous les copropriétaires, lui déléguer le pouvoir de prendre tout ou partie des décisions relevant de la majorité des voix exprimées des copropriétaires présents, représentés, ou votant par correspondance.
La délégation de pouvoirs ne peut toutefois porter sur l'approbation des comptes, sur la détermination du budget prévisionnel, ou sur les adaptations du règlement de copropriété rendues nécessaires par les modifications législatives et règlementaires intervenues depuis son établissement.
Il est proposé au vote d’accorder au Conseil syndical, jusqu’à la prochaine AGO, une délégation de pouvoirs, conformément aux conditions et limites de la résolution, et dans le respect de la loi.
Principaux gains d'une délégation de pouvoirs
Il s’agit donc d’une évolution majeure dans la vie de la copropriétés, qui vise à apporter plus de souplesse et à faciliter la gestion au quotidien de ces affaires courantes.
1) Réactivité accrue
Le Conseil syndical peut prendre certaines décisions sans attendre une AG. Cela réduit les délais, notamment pour :
Les travaux urgents.
Décisions techniques simples
Ajustements budgétaires limités
2) Allègement des Assemblées Générales
Moins de sujets mineurs à traiter en AG. Réunions plus courtes et centrées sur les décisions structurantes (travaux lourds, budget, stratégie).
3) Meilleur contrôle du syndic
Le Conseil syndical devient un acteur opérationnel, pas seulement consultatif. Il peut :
Suivre plus finement l’exécution des contrats.
S'impliquer plus dans les devis et la comptabilité.
Révoquer son contrat sans convocation d'une AG.
4) Optimisation des coûts
Une prise de décision plus rapide permet :
D’éviter certaines majorations liées à l’urgence
De mieux négocier avec les prestataires
De limiter les frais de gestion sur des actes simples
5) Implication des copropriétaires
Les membres du Conseil syndical gagnent en responsabilité et en visibilité, ce qui peut améliorer la gouvernance globale de l’immeuble.
Modalités de le la délégation
Cadre précis de la délégation
Plafonds financiers clairement fixés dans la résolution.
Nature des décisions autorisées bien définie.
Durée limitée à deux ans mais renouvelable chaque années en AGO. Deux ans s'est une sécurité administrative car le délais entre deux AG peut être supérieur à 1 an.
Chaque prise de décision devrait se fait à la majorité des voix des membres du Conseil syndical. Mais en ce qui nous concerne, depuis 2018, chaque décision du Conseil syndical et toujours prise à l'unanimité ; sinon on trouve un compromis unanime.
Transparence
Compte rendu systématique aux copropriétaires à chaque AGO avant le renouvellement de la délégation.
Traçabilité des décisions : procès-verbaux, justificatifs ...
Compétence et disponibilité
Membres capables d’analyser devis et enjeux techniques ; ce qui est le cas dans notre Conseil syndical.
Temps à consacrer au suivi ; le Conseil syndical démontre sa disponibilité et sa réactivité constamment.
Relation saine avec le syndic
La délégation ne doit pas créer un conflit de rôle mais un binôme efficace.
Pourquoi adhérer à l'Association des Responsales de Copropriété (ARC)
Dans les années passées le Conseil syndical a eu a faire face a de très nombreuses difficultés dans plusieurs domaines entre l'emploi abusif de logements pour des activités commerciales, des prestations et travaux non conformes aux attentes, conflits récurrents avec une copropriétaire, ...
Mais aussi ont doit penser au futur entre un conflit potentiel avec Foncia, s'adapter à de nouvelles règlementations ou mettre à jour le règlement de copropriétés qui est totalement obsolète.
En 2026, lors de l'achat d'un appartement on reçoit toujours des photocopies de notre règlement de 1965 ! En 2019 la modification du règlement intérieur a été bloquée par personne négativisioniste plus deux parti pris. Comme c'est un vote à l'unanimité, malgré 45 votes positifs, on a du mettre dix-huit mois de travail à la poubelle.
L'adhésion à une association nous apportera l'aide dont nous aurons besoin dans le futur pour répondre aux difficultés potentielles déjà connues et d'autres qui pourraient survenir.
Une association de copropriétaires est une structure (souvent loi 1901) qui informe, conseille et défend les copropriétaires, notamment face au syndic ou en cas de litige. Elle peut fournir des conseils juridiques, aider à contrôler les comptes, accompagner le conseil syndical ou encore défendre collectivement les copropriétaires.
Le choix de l'ARC ne c'est pas fait sur un coup de dès ou une recherche Google où on aurait pris le premier nom proposé.
Choisir une association de défense des copropriétaires n’est pas trivial, toutes n’ont ni le même positionnement, ni le même niveau d’expertise il faut comprendre ce que fait réellement l'association, son niveau d’expertise juridique, son positionnement militant et/ou technique, son modèle économique, sa capacité réelle à défendre, sa disponibilité, ...
Il faut éviter éviter une association si son discours est trop vague (“on vous aide pour tout”), qu'elle n' a aucune compétence juridique identifiable, pas de cas concrets ou d’outils et surtout si elle a une dépendance commerciale (liens avec syndics et prestataires) ou si elle est est juge et partie (les dirigeants qui l'utilisent comme un outil de prospection de clientèle)
Au départ on a fait une analyse des associations qui pourraient correspondre à nos attentes. Sept noms ont été retenus. Ensuite on a vérifié si elles pouvaient vraiment nous aider, analysé les avis et les critiques négatives fondées, toutes ont des personnes qui mettent des commentaires pour les discréditer ; on en a retiré cinq. Il en est resté deux qui sont des associations dont l'ancienneté et le nombre d'adhérents valident leur intérêt.
Et au final, malgré une polémique sur son dirigent un peu nombriliste, on a sélectionné celle qui dispose du plus grand nombre d'outils, qui pourraient nous aider en diverses occasions et qui a le plus d'expérience dans les conflits avec Foncia. Un contentieux avec notre Syndic demande une approche méthodique : c’est un grand acteur, structuré juridiquement, donc il faut être rigoureux et documenté.
L’Association des Responsables de Copropriété (ARC) est l’acteur le plus connu en France dans la défense des copropriétaires. Son intérêt est que l'ARC sera en capacite de répondre à nos besoins à nous. Créée en 1987, indépendante et sans subventions, elle est présente dans des milliers de copropriétés avec une équipe pluridisciplinaire : juristes, comptables, ingénieurs, ... . Elles est active dans la défense des copropriétaires + formation + expertise technique. En résumé, c’est une structure sérieuse et structurée, pas une petite association locale.
Ses points forts :
Accès à beaucoup de ressources : des juristes, contrôleurs de comptes, experts bâtiment. Production massive de contenus (guides, analyses, observatoire des charges), c’est un vrai centre de compétence, pas juste une hotline.
A déjà contribué à faire condamner des syndics pour abus. Acteur reconnu dans les instances nationales. C’est une des rares associations avec un poids institutionnel réel.
En cas de litige avec Foncia l'ARC pourra analyser nos comptes, détecter les irrégularités, structurer notre argumentaire. Foncia maîtrise les procédures et joue souvent sur les délais, la complexité juridique et le découragement. Il faut être plus structuré qu’eux, pas plus agressif.
Cotisation très accessible (300 €).
Ses points faibles les plus cités :
Réponses tardives ou inexistantes. Avis juridiques parfois contradictoires. LE reproche principal un manque de suivi personnalisé.
L’ARC n’assurerai pas réellement la défense en contentieux. On resterai seul pour agir juridiquement. Beaucoup pensent acheter une protection mais ce n’est pas le cas.
Certains retours mentionnent un accueil froid et une communication compliquée.
En fait Les retours positifs viennent surtout de copropriétaires actifs : Conseil syndicaux et Syndics bénévoles. Si on attend que l'ARC “gèrent pour nous”, on sera déçu. Mais ça reste un très bon choix pour notre Conseil syndical si on est prêt à s’impliquer, à apprendre et si on veut une contrepoids au n'importe quel Syndic ; aujourd'hui ou demain.
Mais c'est un mauvais choix si on voudrait une prise en charge complète, si on attend une réactivité immédiate ou si on a un litige lourd nécessitant un avocat (Nous on a le nôtre).
En résumé c'est une Association solide, technique, influente mais pas un service client premium ni un avocat. C’est un outil puissant, pas un “service clé en main”.
Pour notre copropriété c'est, en toute conscience des avantages et inconvénients, le meilleur choix pour nos besoins futurs.